Quel sera l’impact du coronavirus sur les vacances d’été ?

Avec les beaux jours, apparaît la problématique des vacances estivales. Quelles seront les restrictions ? À quels changements s’attendre par rapport aux années précédentes ? Qu’en est-il des transports ? Autant de questions que se posent les Français à l’heure de planifier un séjour.

 

La destination constitue le premier élément de restriction. « On peut recommander aux Français de profiter de notre beau pays pour les prochaines vacances, ce qui aidera aussi le secteur du tourisme », déclarait le 8 avril dernier Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire. Les Français devront donc se tourner cette année vers la France, peut-être l’Europe, mais il leur faudra oublier les séjours hors de l’espace Schengen. En effet, les frontières extérieures de l’Union Européenne sont fermées jusqu’à nouvel ordre. Et à l’intérieur, certains pays se barricadent, à l’image de l’Espagne. Le site campings.com a réalisé une étude auprès de ses visiteurs : 90 % des familles interrogées ont dit vouloir partir en France cet été. Du côté des acteurs du tourisme, un #CetEteJeVisiteLaFrance a été lancé sur les réseaux sociaux, pour soutenir un écosystème au bord du gouffre.

 

Une fois le lieu choisi, il faut se pencher sur les moyens de transport. Pour les trains, le directeur de la SNCF Jean-Pierre Farandou, interrogé par le Sénat le 15 avril, a annoncé espérer « arriver à 100 % des TGV au début de l’été », avec port du masque obligatoire. Les compagnies aériennes prévoient de leur côté de se recentrer vers les vols intérieurs. Mais le trafic sera réduit. « Il y aura très peu de transports aériens cet été. Les compagnies prévoient 50 % de leur capacité par rapport à avant, et ce dans cinq mois », a annoncé Didier Arino, directeur du cabinet Protourisme, à nos confrères de CNews. La voiture semble donc rester la solution la plus fiable pour les déplacements touristiques de cet été.

 

En ce qui concerne les cafés, restaurants et autres sites recevant du public, aucune date de réouverture n’a été évoquée. Sans oublier qu’Emmanuel Macron a annoncé, lors de son allocution du 13 avril, que les « grands festivals et événements avec public nombreux ne pourront se tenir au moins jusqu’à mi-juillet. » Un paramètre qui influera probablement sur le choix des réservations : les Français devraient privilégier les logements dans lesquels ils pourront cuisiner.

 

Du côté des voyagistes, l’incertitude est grande. Le gouvernement les a autorisés à rembourser les voyages annulés sous forme d’avoirs, valables 18 mois. Mais sans date de réouverture, ils ne peuvent s’organiser précisément pour cet été et les réservations sont impossibles, comme c’est le cas au Club Med.

 

Les départs en vacances cet été restent néanmoins soumis au calendrier du déconfinement. Car si celui-ci est prévu à partir du 11 mai, il pourrait très bien être prolongé ou à nouveau mis en place dans le cas d’une seconde vague de contaminations.

 

Rémi Charrondière